- Le don est un acte généreux, gratuit et strictement encadré par la loi française.
- Il nécessite une stimulation hormonale et un prélèvement chirurgical léger sous surveillance médicale.
- Le don est désormais ouvert aux couples hétérosexuels, aux couples de femmes et aux femmes seules.
Le don d'ovocyte est un acte de solidarité où une femme (la donneuse) offre ses cellules reproductrices à une autre personne ou un couple pour leur permettre de concevoir un enfant via une fécondation in vitro. C'est une démarche encadrée médicalement qui aide à pallier des problèmes d'infertilité ou à éviter la transmission de maladies génétiques.
Etymologie
Le mot « don » dérive du latin donum (cadeau). « Ovocyte » est formé du latin ovum (œuf) et du suffixe grec -cyte (cellule), désignant la cellule sexuelle féminine.
Exemples
- Une femme de 28 ans en bonne santé qui décide d'aider des personnes infertiles en donnant ses ovocytes.
- Un couple ayant recours à une fécondation in vitro (FIV) avec les ovocytes d'une donneuse suite à une ménopause précoce de la conjointe.
A ne pas confondre
À ne pas confondre avec le don d'embryon (où l'ovocyte est déjà fécondé) ou l'autoconservation d'ovocytes (congélation de ses propres ovocytes pour une utilisation future personnelle, sans don à autrui).
Cadre medical / Recommandations
En France, la loi de bioéthique (mise à jour en 2021) définit le don comme gratuit, volontaire et anonyme. Depuis septembre 2022, une nouvelle disposition permet aux enfants nés de ce don d'accéder, à leur majorité et s'ils le souhaitent, à des données non identifiantes ou à l'identité de la donneuse.
En pratique
La première naissance réussie grâce à un don d'ovocytes a été rapportée en 1984. En France, le cadre légal a été stabilisé par les premières lois de bioéthique en 1994, réaffirmant le principe de non-marchandisation du corps humain.
Conseil
Si vous envisagez de donner ou de recevoir des ovocytes, il est essentiel de s'adresser à un centre agréé (type CECOS). Attention : ce contenu est purement informatif. Seule une consultation avec un médecin spécialiste de la reproduction peut valider la faisabilité médicale de la démarche et répondre à vos questions de santé personnelles.