- C'est une forme de tuberculose touchant les ganglions du cou (adénite tuberculeuse).
- Le terme est aujourd'hui considéré comme vieilli au profit de « tuberculose ganglionnaire ».
- Elle se traite efficacement par une antibiothérapie spécifique et prolongée.
Les écrouelles sont une ancienne appellation pour désigner une infection des ganglions du cou par la bactérie de la tuberculose. Cette maladie provoque des gonflements au niveau du cou qui peuvent finir par percer la peau et laisser des cicatrices.
Etymologie
Vient du bas-latin scrofulae, lui-même dérivé de scrofa (la truie). Ce terme a été choisi soit parce que le cou gonflé rappelait celui d'un porc, soit parce que l'on pensait que les truies étaient particulièrement sujettes à cette maladie.
Exemples
- Un patient présentant une masse indolore et persistante sur le côté du cou, évoluant depuis plusieurs semaines.
- Une plaie cutanée cervicale qui ne cicatrise pas et laisse s'écouler une substance blanchâtre (caséum), typique d'une tuberculose ganglionnaire.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre les écrouelles avec une adénite banale (gonflement des ganglions dû à une simple angine ou une infection dentaire), ni avec un lymphome, qui est un cancer du système lymphatique nécessitant un diagnostic rapide.
Cadre medical / Recommandations
La tuberculose, dont les écrouelles sont une manifestation, est une maladie à déclaration obligatoire en France. Tout cas diagnostiqué doit être signalé aux autorités de santé (ARS) pour assurer le suivi des cas contacts.
En pratique
Historiquement, les écrouelles étaient appelées le « Mal du Roi ». On prêtait aux rois de France et d'Angleterre un pouvoir thaumaturgique (divin) leur permettant de guérir les malades par simple toucher lors des cérémonies du sacre.
Conseil
Si vous remarquez une boule ou une grosseur persistante dans le cou, même si elle n'est pas douloureuse, il est essentiel de consulter un médecin généraliste. Ce contenu est purement informatif et ne remplace pas un diagnostic professionnel. Le traitement moderne repose exclusivement sur des antibiotiques spécifiques et non sur des remèdes traditionnels.