- La femme porteuse mène la grossesse pour autrui.
- Pratique illégale sur le territoire français.
- Soulève des questions éthiques, psychologiques et juridiques complexes.
Une femme porteuse est une femme qui accepte de mener une grossesse pour le compte d'une autre personne ou d'un couple, appelés « parents d'intention ». À la naissance, l'enfant est remis à ces derniers qui en assumeront la responsabilité parentale.
Etymologie
Issu du latin femina (« femme ») et du verbe portare (« porter »), désignant ici l'action de porter un fœtus durant la gestation.
Exemples
- Une femme qui reçoit un embryon issu d'une fécondation in vitro (FIV) réalisé avec les gamètes des parents d'intention.
- Une femme qui utilise ses propres ovules mais s'engage contractuellement à remettre l'enfant à un tiers après l'accouchement.
A ne pas confondre
Il faut distinguer la gestatrice (qui porte l'enfant sans lien génétique, l'embryon venant d'un don ou des parents) de la mère porteuse dite « traditionnelle » (qui est aussi la mère biologique car son propre ovule est utilisé). Le terme « femme porteuse » est souvent préféré à « mère porteuse » pour souligner l'absence de projet parental de sa part.
Cadre medical / Recommandations
En France, la loi de bioéthique interdit strictement la gestation pour autrui (GPA) au nom du principe d'indisponibilité du corps humain (article 16-7 du Code civil). Cette pratique est toutefois autorisée et encadrée dans d'autres pays comme le Canada ou certains États des États-Unis.
En pratique
L'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) concernant l'affaire Mennesson (2014) a marqué un tournant, obligeant la France à reconnaître la filiation des enfants nés par GPA à l'étranger vis-à-vis de leur père biologique.
Conseil
AVERTISSEMENT MÉDICAL : Ce contenu est purement informatif. Le recours à une femme porteuse engage des responsabilités médicales et psychologiques lourdes. Il est impératif de consulter des professionnels de santé et des conseillers juridiques pour comprendre les implications de cette démarche. Ne jamais entreprendre de parcours de procréation sans un encadrement médical officiel.