- La fabulation est involontaire : le sujet croit à ce qu'il dit.
- Elle sert souvent à combler des lacunes de mémoire (amnésie).
- C'est un symptôme médical et non un trait de caractère malveillant.
La fabulation est un trouble où une personne raconte des récits imaginaires ou transforme des souvenirs réels en étant intimement persuadée de leur véracité. Contrairement au menteur, celui qui fabule n'a pas conscience d'inventer et ne cherche pas délibérément à tromper.
Etymologie
Emprunté au latin fabulatio (« récit », « entretien »), dérivé de fabula qui signifie la fable ou l'histoire racontée.
Exemples
- Une personne âgée souffrant de troubles de la mémoire qui raconte avoir reçu de la visite le matin même alors qu'elle est restée seule.
- Un patient atteint du syndrome de Korsakoff qui invente des détails précis sur son emploi du temps pour combler ses trous de mémoire.
A ne pas confondre
Il faut distinguer la fabulation du mensonge, qui est une altération volontaire et consciente de la vérité. Elle diffère aussi de la mythomanie, où l'invention est souvent plus structurée et vise à se mettre en scène, et de l'hallucination, qui est une perception sensorielle (entendre ou voir) sans objet réel.
Cadre medical / Recommandations
Dans le cadre des expertises judiciaires, la recherche de fabulation est essentielle pour évaluer la crédibilité d'un témoignage, notamment chez les jeunes enfants ou les personnes souffrant de troubles cognitifs.
En pratique
Le terme est historiquement lié aux travaux de Serge Korsakoff (XIXe siècle), qui a décrit comment certains patients alcooliques compensaient leurs amnésies par des récits imaginaires très détaillés.
Conseil
Si vous observez des épisodes de fabulation chez un proche, il est important de consulter un médecin généraliste, un neurologue ou un psychiatre pour effectuer un bilan cognitif. Avertissement : ce contenu est purement informatif et ne constitue pas un avis médical personnalisé.