- Le GHB est un dépresseur intense du cerveau : il peut provoquer une perte de conscience profonde (coma).
- Le mélange avec l'alcool est extrêmement dangereux et augmente le risque d'arrêt respiratoire.
- Il est incolore, inodore et très rapidement éliminé par le corps, ce qui rend son dépistage difficile après quelques heures.
Le GHB (acide gamma-hydroxybutyrique) est une substance qui agit comme un puissant ralentisseur du système nerveux central. Utilisé à l'origine en médecine pour l'anesthésie ou le traitement de la narcolepsie, il est aussi tristement connu pour son usage détourné à des fins récréatives ou criminelles.
Etymologie
Vient de l'acronyme anglais Gamma-HydroxyButyrate. Le terme dérive du grec gamma (troisième lettre de l'alphabet pour la position chimique), hydro- (eau), -oxys (acide/oxygène) et du latin butyrum (beurre), car il est structurellement proche de l'acide butyrique.
Exemples
- Utilisation hospitalière pour traiter certains troubles sévères du sommeil comme la narcolepsie avec cataplexie.
- Usage détourné en milieu festif pour ses effets euphorisants à faible dose.
- Cas de soumission chimique où la substance est versée à l'insu d'une personne dans son verre.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre le GHB avec le GBL (gamma-butyrolactone). Le GBL est un solvant industriel qui, une fois ingéré, est transformé par l'organisme en GHB. On le distingue aussi de l'Ecstasy (MDMA) bien qu'il soit parfois appelé à tort "ecstasy liquide" malgré des effets très différents.
Cadre medical / Recommandations
En France, le GHB est classé sur la liste des stupéfiants (sauf sous sa forme médicamenteuse injectable ou en solution buvable pour des indications précises). Sa prescription est strictement encadrée et soumise à une réglementation sur les substances vénéneuses.
En pratique
Le GHB a été synthétisé pour la première fois en 1960 par le Dr Henri Laborit. Il a été largement utilisé en anesthésie avant d'être remplacé par des produits plus maniables, puis redécouvert dans les années 1990 pour ses effets psychotropes.
Conseil
En milieu festif, surveillez toujours votre verre et utilisez des dispositifs de protection (capuchons de verre) si possible. Si vous voyez une personne s'endormir de manière inhabituelle après avoir bu, placez-la en position latérale de sécurité (PLS) et appelez les urgences. Attention : ce contenu est informatif. En cas d'urgence ou de question de santé, consultez immédiatement un médecin.