- Une vulnérabilité accrue aux infections banales ou rares.
- Une cause souvent liée à des traitements médicaux lourds ou à des maladies chroniques.
- Nécessite des précautions d'hygiène et un suivi médical très régulier.
L'immunodépression est un état où les défenses naturelles du corps (le système immunitaire) sont affaiblies. L'organisme devient alors moins capable de lutter contre les microbes, comme les virus ou les bactéries, et contre certaines cellules anormales.
Etymologie
Dérivé du latin immunis (« exempt de ») et de depressio (« action d'abaisser »). Le terme illustre l'abaissement du niveau de protection de l'individu face aux agressions extérieures.
Exemples
- Une personne traitée par chimiothérapie pour un cancer.
- Un patient ayant subi une greffe d'organe et prenant des médicaments anti-rejet.
- Une personne vivant avec le VIH à un stade avancé (SIDA).
- Le traitement de certaines maladies auto-immunes par des immunosuppresseurs.
A ne pas confondre
On distingue l'immunodépression « primitive » (souvent d'origine génétique, présente dès la naissance) de l'immunodépression « acquise » (causée par une maladie comme le VIH, ou induite par un traitement médical nécessaire, on parle alors d'immunosuppression).
Cadre medical / Recommandations
La Haute Autorité de Santé (HAS) et l'ANSM encadrent strictement les protocoles de vaccination pour ces patients, car certains vaccins (dits « vivants ») leur sont formellement contre-indiqués.
En pratique
La découverte de la cyclosporine dans les années 1970 a marqué l'histoire de la médecine en permettant une immunodépression contrôlée, rendant possible le succès des greffes d'organes à grande échelle.
Conseil
Si vous êtes immunodéprimé, soyez vigilant face à tout signe d'infection (fièvre, toux, rougeur). Une prise en charge précoce est capitale. Attention : ces informations ne remplacent en aucun cas un avis médical. Consultez toujours votre médecin pour votre situation personnelle.