- L'inducteur déclenche le sommeil artificiel très rapidement.
- Il est administré par voie intraveineuse au début de l'opération.
- Son action est généralement courte, nécessitant un relais pour la suite de l'intervention.
Un inducteur est un médicament utilisé par le médecin anesthésiste pour provoquer l'endormissement rapide et profond d'un patient au début d'une intervention chirurgicale. Il permet de passer de l'état de veille à l'anesthésie générale en quelques secondes.
Etymologie
Vient du latin inducere, formé de in- (dans) et ducere (conduire), signifiant littéralement « conduire vers » ou « amener à » un état particulier.
Exemples
- L'injection de propofol pour un endormissement rapide avant une coloscopie.
- L'utilisation d'étomidate pour protéger le système cardiovasculaire d'un patient fragile lors de l'endormissement.
- L'administration de kétamine dans certains contextes d'urgence ou de douleurs chroniques.
A ne pas confondre
En anesthésie, on distingue l'inducteur (qui sert à endormir) des agents de maintenance (qui servent à maintenir le sommeil, souvent des gaz) et des curares (qui servent à relâcher les muscles mais n'endorment pas). En pharmacologie générale, un « inducteur enzymatique » désigne tout autre chose : une substance qui accélère l'élimination d'autres médicaments par le foie.
Cadre medical / Recommandations
En France, l'administration d'agents inducteurs d'anesthésie est strictement réservée aux médecins anesthésistes-réanimateurs ou aux infirmiers anesthésistes diplômés d'État (IADE) sous protocole, dans des salles équipées de dispositifs de surveillance et de réanimation (Décret n° 94-1050).
En pratique
Le thiopental (Pentothal), découvert dans les années 1930, a été l'un des premiers inducteurs intraveineux largement utilisés, marquant la fin de l'ère où l'anesthésie se faisait quasi exclusivement par inhalation de gaz souvent irritants ou longs à agir.
Conseil
Il est crucial de respecter les consignes de jeûne (ne pas manger, ne pas fumer, ne pas boire) avant de recevoir un inducteur pour éviter tout risque de reflux vers les poumons. Ces informations sont générales : consultez toujours votre anesthésiste pour un avis médical personnalisé.