- L'injection se fait juste sous la surface de la peau (angle de 10 à 15 degrés).
- Elle permet une absorption très lente du produit.
- Elle sert souvent à observer une réaction immunitaire locale (rougeur, gonflement).
L'adjectif intradermique désigne ce qui se situe ou s'effectue à l'intérieur même du derme, l'une des couches profondes de la peau. On utilise ce terme principalement pour décrire une méthode d'injection très superficielle.
Etymologie
Composé du préfixe latin intra- (« à l'intérieur de ») et du mot grec derma (« peau »).
Exemples
- L'intradermoréaction (IDR) à la tuberculine pour dépister une exposition à la tuberculose.
- Les tests d'allergie (prick-tests ou IDR) pratiqués par l'allergologue.
- Certaines techniques de médecine esthétique comme la mésothérapie.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre la voie intradermique avec la voie sous-cutanée (plus profonde, dans la graisse sous la peau), la voie intramusculaire (dans le muscle) ou la voie intraveineuse (dans une veine). L'injection intradermique est la plus superficielle de toutes.
Cadre medical / Recommandations
La réalisation d'injections intradermiques est un acte médical ou infirmier réglementé. La Haute Autorité de Santé (HAS) précise les protocoles pour les tests de dépistage et la vaccination par cette voie.
En pratique
Historiquement, c'est le médecin français Charles Mantoux qui a perfectionné au début du XXe siècle la technique de l'injection intradermique pour le diagnostic de la tuberculose, d'où le nom de « test de Mantoux ».
Conseil
Si vous devez subir un test intradermique, veillez à ne pas gratter ou appliquer de crème sur la zone injectée avant la lecture du résultat par le médecin. Attention : Ce contenu est informatif ; seul un professionnel de santé peut réaliser ces gestes ou interpréter les résultats d'un test cutané.