- Le tronc est la voie de passage principale d'un flux (sang ou signal nerveux).
- Une lésion sur un tronc a généralement des conséquences plus étendues qu'une lésion sur une petite branche.
- Il sert de point de distribution vers différentes régions du corps.
En anatomie, un tronc désigne la partie principale et la plus large d'un vaisseau (artère ou veine) ou d'un nerf, avant qu'il ne se divise en plusieurs branches plus petites. Par extension, il désigne également la partie centrale du corps humain, composée du thorax, de l'abdomen et du bassin.
Etymologie
Vient du latin truncus, signifiant « tige d'arbre », « souche » ou « corps privé de ses membres ». Il illustre l'idée d'une structure centrale d'où partent des ramifications.
Exemples
- Le tronc céliaque : une artère courte et volumineuse qui se divise pour irriguer le foie, l'estomac et la rate.
- Le tronc cérébral : zone de passage vitale située entre le cerveau et la moelle épinière.
- Le tronc nerveux : l'assemblage de plusieurs fibres nerveuses avant qu'elles ne se séparent pour rejoindre différents muscles ou zones de la peau.
A ne pas confondre
On distingue le tronc de la branche (qui est une division plus fine) et de la racine (qui est le point de départ initial, notamment pour les nerfs sortant de la colonne vertébrale). Il ne faut pas non plus confondre le tronc anatomique global (le buste) avec un tronc vasculaire ou nerveux spécifique.
En pratique
L'étude précise du tronc cérébral a permis, au cours du XXe siècle, de définir légalement les critères de la mort cérébrale, séparant ainsi la vie biologique de la conscience, ce qui est crucial pour la réglementation du don d'organes.
Conseil
En cas de traumatisme ou de compression d'un tronc nerveux ou vasculaire, les symptômes peuvent être diffus (fourmillements, perte de force, douleur étendue). N'attendez pas pour consulter un professionnel de santé afin d'obtenir un diagnostic précis. Cette fiche est fournie à titre informatif et ne remplace en aucun cas un avis médical.