- C'est une intervention visant à restaurer la transparence de l'œil et la qualité de la vision.
- Le risque de rejet existe mais il est plus faible que pour d'autres organes (cœur, rein) car la cornée n'est pas vascularisée.
- Le suivi après l'opération dure plusieurs mois, voire plusieurs années.
La kératoplastie est une opération chirurgicale qui consiste à remplacer une partie ou la totalité de la cornée (la paroi transparente à l'avant de l'œil) par du tissu sain provenant d'un donneur. On l'appelle plus couramment une greffe de cornée.
Etymologie
Le terme vient du grec ancien keras (corne, qui a donné cornée par analogie de texture) et plassein (façonner, modeler).
Exemples
- La greffe pour traiter un kératocône, une maladie qui déforme la cornée en forme de cône et brouille la vue.
- L'intervention suite à une cicatrice cornéenne après une infection grave (comme un herpès oculaire) ou un accident.
- La kératoplastie endothéliale pour traiter l'oedème de la cornée lié à l'âge ou à une chirurgie de la cataracte compliquée.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre la kératoplastie (remplacement de tissu) avec la chirurgie réfractive au laser (comme le LASIK), qui se contente de sculpter la cornée existante pour corriger la myopie ou l'astigmatisme. On distingue aussi la kératoplastie transfixiante (on remplace toute l'épaisseur) de la kératoplastie lamellaire (on ne remplace que la couche malade).
Cadre medical / Recommandations
En France, cette activité est strictement encadrée par l'Agence de la biomédecine. Les prélèvements de cornée sur donneurs décédés suivent les règles de la loi de bioéthique (consentement présumé sauf inscription au registre national des refus).
En pratique
La première kératoplastie humaine réussie a été réalisée en décembre 1905 par l'ophtalmologiste autrichien Eduard Zirm. C'est historiquement l'une des toutes premières formes de transplantation réussie chez l'être humain.
Conseil
Si vous devez subir cette intervention, prévoyez une période de repos importante et évitez les milieux poussiéreux ou les sports de contact durant la cicatrisation. Attention : ce contenu est informatif ; seul votre chirurgien ophtalmologiste peut évaluer l'indication et les risques spécifiques à votre situation.