- La mutité peut avoir une origine neurologique, physiologique ou psychiatrique.
- Elle n'implique pas nécessairement une surdité.
- Une prise en charge précoce (orthophonie, psychothérapie) est essentielle.
La mutité désigne l'état d'une personne qui ne parle pas, que ce soit par incapacité physique ou par blocage psychologique. C'est l'absence de parole articulée alors que les facultés intellectuelles peuvent être préservées.
Etymologie
Issu du latin mutitas, dérivé de mutus signifiant "muet". La racine renvoie à l'impossibilité d'émettre un son articulé.
Exemples
- La mutité consécutive à un traumatisme crânien sévère (mutisme akinétique).
- La mutité observée chez certains enfants dans des contextes sociaux spécifiques (mutisme sélectif).
A ne pas confondre
Il convient de distinguer la mutité de l'aphonie (perte de la voix seule, le patient peut encore chuchoter) et de l'aphasie (trouble du langage lié à une lésion cérébrale où le patient peut parfois produire des sons mais pas de sens).
Cadre medical / Recommandations
La mutité, lorsqu'elle est durable, est reconnue comme un handicap de la communication par la MDPH, ouvrant droit à des aides techniques ou humaines.
Conseil
Si une perte de parole survient brutalement, contactez immédiatement les services d'urgence (15 ou 112). Ce contenu est purement informatif et ne remplace en aucun cas une consultation médicale pour un diagnostic précis.