- Une précision accrue pour atteindre les cellules cibles.
- Une réduction potentielle des effets secondaires des traitements lourds.
- Une technologie en plein essor qui nécessite un suivi médical spécialisé.
La nanothérapie est une branche de la médecine qui utilise des outils ou des médicaments de taille minuscule (à l'échelle du nanomètre, soit un milliardième de mètre) pour diagnostiquer ou traiter des maladies. Elle permet notamment d'acheminer un traitement directement au cœur des cellules malades tout en épargnant les tissus sains.
Etymologie
Vient du grec nanos signifiant « nain » (utilisé pour désigner le milliardième d'une unité) et de therapeia qui signifie « cure » ou « soin ».
Exemples
- L'utilisation de nanoparticules de fer pour brûler des cellules cancéreuses par chauffage (hyperthermie).
- L'encapsulation de molécules de chimiothérapie dans des petites billes de gras (liposomes) pour réduire leur toxicité sur le reste du corps.
A ne pas confondre
À distinguer de la pharmacologie classique : là où un médicament classique se diffuse souvent dans tout l'organisme, la nanothérapie utilise des « nanovecteurs » (sortes de chevaux de Troie miniatures) pour cibler spécifiquement un organe ou une tumeur.
Cadre medical / Recommandations
Les produits issus de la nanothérapie sont régulés par l'ANSM (France) et l'EMA (Europe) avec des protocoles d'évaluation renforcés concernant la bio-distribution et l'élimination des particules par l'organisme.
En pratique
Le Doxil, approuvé au milieu des années 1990, est souvent cité comme l'un des premiers succès historiques de la nanomédecine, permettant de traiter certains cancers avec une meilleure tolérance cardiaque.
Conseil
Si l'on vous propose un traitement basé sur les nanotechnologies, renseignez-vous auprès de votre équipe soignante sur le mode d'action du médicament et son mode d'élimination par le corps. Important : ce contenu est purement informatif ; seul un médecin peut poser un diagnostic et prescrire une thérapie adaptée à votre état de santé.