- Appareil électronique relié au système nerveux.
- Restaure une fonction sensorielle ou motrice perdue.
- Nécessite généralement une intervention chirurgicale et une longue rééducation.
Une neuroprothèse est un appareil électronique sophistiqué conçu pour remplacer une fonction du corps défaillante en se connectant directement au système nerveux. Elle permet de rétablir un sens (comme l'ouïe) ou un mouvement en faisant communiquer le cerveau avec une machine.
Etymologie
Vient du grec ancien neuron (« nerf ») et de prothesis (« ajout, action de mettre en avant »). Ce terme souligne l'intégration d'un composant artificiel au sein du réseau nerveux biologique.
Exemples
- L'implant cochléaire, qui transforme les sons en signaux électriques pour stimuler le nerf auditif des personnes sourdes.
- Le bras robotisé bionique, contrôlé par la pensée grâce à des électrodes captant les signaux du cerveau ou des nerfs moteurs.
- L'implant rétinien, destiné à restaurer une perception visuelle chez certains patients aveugles.
A ne pas confondre
Elle se distingue de la prothèse classique (purement mécanique et passive) car elle interagit activement avec l'influx nerveux. Elle diffère aussi de l'orthèse, qui est un appareillage externe venant soutenir une fonction existante sans la remplacer par un système électronique connecté aux nerfs.
Cadre medical / Recommandations
Ces dispositifs sont classés comme dispositifs médicaux de classe III (risque élevé) par l'ANSM. Ils doivent obtenir un marquage CE et faire l'objet d'évaluations rigoureuses par la Haute Autorité de Santé (HAS) pour être pris en charge par l'Assurance Maladie.
En pratique
L'invention de l'implant cochléaire par André Djourno et Charles Eyriès en 1957 marque le début de cette ère. Plus récemment, les essais cliniques sur les interfaces cerveau-machine (BCI) ont permis à des patients tétraplégiques de contrôler des curseurs d'ordinateurs ou des exosquelettes.
Conseil
L'implantation d'une neuroprothèse est un parcours de soin complexe qui demande une grande implication du patient dans la phase de rééducation. Attention : ce contenu est purement informatif. Pour toute question sur un handicap ou une solution technologique, consultez impérativement un neurologue ou un spécialiste en médecine physique et de réadaptation (MPR).