- C'est un droit du patient en fin de vie sous certaines conditions strictes.
- L'intention est le soulagement de la souffrance « réfractaire » (que l'on ne peut pas calmer autrement).
- Elle s'accompagne obligatoirement de l'arrêt des traitements de maintien en vie.
La SPCMD est une pratique médicale utilisée en fin de vie qui consiste à endormir profondément et de manière permanente un patient dont les souffrances sont insupportables et ne peuvent pas être soulagées autrement. Elle se poursuit jusqu'au décès naturel de la personne.
Etymologie
Acronyme de Sédation Profonde et Continue Maintenue jusqu'au Décès. Le mot « sédation » vient du latin sedatio, signifiant apaisement ou calme.
Exemples
- Un patient atteint d'un cancer généralisé dont les douleurs ne répondent plus à aucun médicament morphinique.
- Une personne en phase terminale d'une maladie respiratoire (comme la maladie de Charcot) souffrant d'une sensation d'étouffement angoissante et incoercible.
A ne pas confondre
Elle se distingue de l'euthanasie car l'objectif est de supprimer la douleur (et non de provoquer activement la mort) et de l'aide active à mourir car elle n'accélère pas délibérément le processus naturel de décès. Elle diffère aussi de la sédation proportionnée, qui est temporaire ou plus légère.
Cadre medical / Recommandations
Instaurée en France par la loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016. Elle est strictement encadrée par la Haute Autorité de Santé (HAS) et nécessite une procédure collégiale (avis de plusieurs soignants).
En pratique
Cette mesure a été au cœur de débats sociétaux majeurs en France, notamment lors de l'affaire Vincent Lambert, illustrant les enjeux éthiques autour de l'arrêt des traitements et du confort du patient en fin de vie.
Conseil
AVERTISSEMENT MEDICAL : Ce contenu est informatif et ne remplace pas une consultation. Il est vivement conseillé de rédiger ses directives anticipées et de désigner une personne de confiance pour que vos souhaits soient respectés en fin de vie. Pour toute question sur les soins palliatifs, parlez-en à votre médecin traitant ou à une équipe spécialisée.