- Le numerus clausus était un quota limitant l'accès aux études de santé.
- Il a été remplacé en France en 2020 par le numerus apertus.
- Son objectif initial était de garantir la qualité de la formation et de maîtriser les dépenses de santé.
Le numerus clausus est un système qui limite le nombre d'étudiants autorisés à passer en deuxième année de médecine (ainsi qu'en pharmacie, dentaire ou maïeutique). En France, ce chiffre était fixé chaque année par l'État pour contrôler le nombre de futurs professionnels de santé.
Etymologie
Vient du latin numerus (nombre) et clausus (fermé). Littéralement, cela signifie un « nombre fermé » ou limité.
Exemples
- Le numerus clausus de 1971 fixait à 8 588 le nombre de places en médecine en France.
- En Belgique, un système d'examen d'entrée régule également l'accès aux études médicales de façon similaire.
A ne pas confondre
Il ne faut pas le confondre avec le numerus apertus (« nombre ouvert »), instauré en 2020, où les universités fixent désormais leurs capacités d'accueil en lien avec les agences régionales de santé, offrant un peu plus de souplesse que le quota national rigide d'autrefois.
Cadre medical / Recommandations
En France, il a été instauré par la loi Veil en 1971. Sa suppression a été actée par la loi du 24 juillet 2019 relative à l'organisation et à la transformation du système de santé, entrant en vigueur à la rentrée 2020.
En pratique
Ce système a été historiquement critiqué pour avoir contribué à la pénurie actuelle de médecins (déserts médicaux), car le nombre de places a été très bas durant les années 1990 (environ 3 500 places par an).
Conseil
AVERTISSEMENT MEDICAL : Ce contenu est purement informatif. Si vous envisagez des études de santé, renseignez-vous auprès des conseillers d'orientation ou des universités. Les réformes des études médicales sont complexes et évoluent régulièrement ; seul un interlocuteur académique officiel peut vous fournir des informations personnalisées sur votre parcours.