- Désigne ce qui facilite la prise de poids involontaire.
- Inclut des facteurs chimiques (pollution) et structurels (urbanisme).
- Souligne que l'obésité n'est pas qu'une question de volonté individuelle.
L'adjectif obésogène qualifie tout facteur (substance, environnement ou mode de vie) qui favorise la prise de poids et le développement de l'obésité au sein d'une population. Il ne s'agit pas seulement de l'alimentation, mais aussi de l'influence de notre entourage et des produits chimiques sur notre métabolisme.
Etymologie
Dérivé du latin obesitas (« excès de gras ») et du suffixe grec -genês (« qui produit, qui engendre »).
Exemples
- Certains perturbateurs endocriniens (comme le bisphénol A) qui modifient le stockage des graisses.
- Un quartier sans trottoirs ni pistes cyclables, rendant la marche difficile.
- L'exposition massive à la publicité pour des produits ultra-transformés.
A ne pas confondre
À distinguer de « calorique ». Un aliment est calorique par son apport énergétique immédiat, tandis qu'une substance obésogène peut ne pas contenir de calories mais perturber les hormones qui gèrent la faim ou le stockage des graisses.
Cadre medical / Recommandations
Recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur l'urbanisme favorable à la santé et réglementations de l'ANSM/ANSES sur la limitation des perturbateurs endocriniens dans les contenants alimentaires.
En pratique
Le concept d'« environnement obésogène » a été théorisé dans les années 1990 pour expliquer pourquoi l'épidémie d'obésité progresse plus vite que la simple modification génétique des individus.
Conseil
Pour limiter l'impact des facteurs obésogènes, privilégiez les produits bruts, aérez votre intérieur pour évacuer les polluants volatils et essayez de marcher 30 minutes par jour. Attention : ce contenu est informatif. L'obésité est une maladie complexe ; consultez un médecin ou un nutritionniste pour une prise en charge adaptée.