- Le but premier est l'immobilisation stricte pour la consolidation osseuse.
- Un plâtre ne doit jamais être trop serré ni mouillé.
- La surveillance des extrémités (doigts, orteils) est capitale pour éviter des complications graves.
Plâtrer consiste à entourer une partie du corps, généralement un bras ou une jambe, avec un bandage rigide afin d'empêcher tout mouvement. Cette immobilisation permet à un os fracturé ou à une articulation blessée de cicatriser et de se consolider dans la bonne position.
Etymologie
Issu du latin plastrum, dérivé du grec emplastron signifiant « enduit » ou « emplâtre ». Le terme s'est spécialisé en médecine avec l'utilisation du gypse (plâtre de Paris) pour durcir les bandages.
Exemples
- Plâtrer un avant-bras suite à une fracture du radius.
- Plâtrer une cheville après une entorse grave avec arrachement osseux.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre le fait de plâtrer avec la pose d'une attelle (qui n'est pas circulaire et peut être retirée) ou d'une résine (matériau synthétique plus léger, plus solide et parfois résistant à l'eau, souvent appelé abusivement « plâtre » par le grand public).
Cadre medical / Recommandations
La pose d'un plâtre est un acte médical ou paramédical (infirmier sur prescription). Les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) soulignent l'importance de la prévention des complications thromboemboliques (phlébite) par un traitement anticoagulant si le membre inférieur est immobilisé.
En pratique
L'invention du bandage plâtré moderne est attribuée au médecin militaire belge Antonius Mathijsen en 1851. Avant cela, on utilisait des mélanges complexes à base de blanc d'œuf, de farine ou de boue, qui mettaient très longtemps à sécher.
Conseil
Surveillez quotidiennement que le plâtre ne soit pas trop serré. Gardez le membre surélevé le plus souvent possible pour limiter le gonflement. Attention : ce contenu est purement informatif et ne remplace pas l'avis de votre chirurgien orthopédiste ou de votre médecin traitant.