- C'est une étape de sécurité indispensable avant une anesthésie.
- Elle dure généralement entre 3 et 5 minutes.
- Elle vise à remplacer l'azote des poumons par de l'oxygène pour constituer un « réservoir » de sécurité.
Préoxygéner consiste à faire respirer de l'oxygène pur à un patient pendant quelques minutes juste avant une anesthésie générale. Cela permet de créer une réserve d'oxygène dans les poumons pour protéger l'organisme pendant le court laps de temps où le patient ne respire plus par lui-même avant d'être relié à un respirateur.
Etymologie
Dérivé du préfixe latin prae- (« avant ») et du terme « oxygène », lui-même forgé à partir du grec oxys (« acide ») et -genês (« qui produit »). Le terme souligne l'action d'apporter de l'oxygène par anticipation.
Exemples
- La mise en place d'un masque à haute concentration sur le visage d'un patient avant de l'endormir pour une chirurgie programmée.
- L'administration d'oxygène en urgence avant une intubation difficile pour gagner de précieuses minutes de sécurité.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre la préoxygénation avec l'oxygénothérapie : la première est une mesure de prévention systématique avant un acte médical, tandis que la seconde est un traitement destiné à corriger un manque d'oxygène (hypoxie) déjà existant chez un patient.
Cadre medical / Recommandations
En France, les recommandations de la Société Française d'Anesthésie et de Réanimation (SFAR) définissent la préoxygénation comme une étape de sécurité obligatoire et standardisée lors de toute induction de l'anesthésie générale.
En pratique
Le développement de cette technique au cours du XXe siècle a été un tournant majeur dans la sécurité sanitaire, réduisant drastiquement les accidents graves liés à l'arrêt respiratoire lors de l'endormissement chirurgical.
Conseil
AVERTISSEMENT MEDICAL : Ce contenu est purement informatif. Si vous devez subir une intervention, suivez attentivement les instructions de l'anesthésiste et respirez normalement mais profondément dans le masque. En cas de pathologie pulmonaire connue, mentionnez-le toujours lors de la consultation pré-anesthésique.