Primum non nocere

Definition, Synonymes et Etymologie

Symptomes et pathologies
A retenir
  • C'est le socle de la sécurité des soins.
  • Il impose d'évaluer le rapport bénéfice/risque avant toute décision.
  • Il rappelle que l'abstention thérapeutique est parfois la meilleure option.
Definition

Cette locution signifie « d'abord, ne pas nuire ». C'est un principe fondamental de l'éthique médicale qui rappelle que le premier devoir d'un soignant est de ne pas aggraver l'état du patient par son intervention.

Etymologie

Expression latine composée de primum (en premier), non (négation) et nocere (nuire). Bien que souvent attribuée à Hippocrate (Grèce antique), la formulation latine exacte est plus tardive, probablement issue du XIXe siècle, s'inspirant des préceptes hippocratiques.

Exemples

  • Le choix d'un médecin de ne pas prescrire un médicament puissant si ses effets secondaires présentent plus de risques que la maladie elle-même.
  • La décision de ne pas opérer un patient fragile si les chances de réussite sont trop faibles par rapport au risque de décès durant l'intervention.

A ne pas confondre

On le distingue souvent du principe de bienfaisance : alors que la bienfaisance oblige à agir pour le bien du patient, le primum non nocere impose une retenue pour éviter de causer un dommage évitable.

Cadre medical / Recommandations

Ce principe est inscrit dans le Code de déontologie médicale (en France, article R4127-40 du Code de la santé publique), qui stipule que le médecin doit proposer le traitement le plus adapté tout en limitant les risques encourus.

En pratique

Historiquement, ce concept a permis de limiter les pratiques médicales dangereuses autrefois courantes, comme les saignées abusives, en incitant les médecins à observer l'évolution naturelle d'une maladie plutôt qu'à intervenir de façon agressive sans preuves d'efficacité.

Synonymes
principe de non-malfaisance sécurité du patient
Antonymes / Contraires
iatrogénie acharnement thérapeutique

Conseil

Lors d'une consultation, n'hésitez pas à demander à votre médecin : « Quels sont les risques de cet examen ou de ce traitement ? ». Cette information est essentielle pour votre consentement éclairé. Attention : ce contenu est informatif ; seul un médecin peut évaluer le rapport bénéfice/risque adapté à votre situation personnelle.

Questions frequentes

Est-ce que cela signifie que la médecine ne doit jamais avoir d'effets secondaires ?
Non. Tout traitement comporte des risques. Le principe signifie que le médecin doit s'assurer que les bénéfices attendus sont supérieurs aux risques de dommages potentiels. Consultez toujours votre médecin pour discuter de ces risques.
Un médecin peut-il refuser un traitement à cause de ce principe ?
Oui, si le médecin estime que l'intervention demandée par le patient risque d'être plus nocive qu'utile, il a le devoir déontologique de refuser, tout en expliquant ses raisons.