- La réinspiration augmente le taux de dioxyde de carbone (CO2) dans le sang.
- Elle peut être recherchée volontairement dans certains tests médicaux ou traitements d'urgence.
- Une réinspiration non contrôlée peut provoquer des maux de tête, des vertiges ou une somnolence.
La réinspiration désigne le fait de respirer à nouveau l'air que l'on vient tout juste d'expulser de ses poumons. Cet air expiré est plus pauvre en oxygène et plus riche en gaz carbonique (CO2) que l'air ambiant.
Etymologie
Composé du préfixe latin re- (indiquant la répétition) et du mot inspiration, issu du latin inspirare (souffler dans, inspirer), lui-même formé de in- et spirare (respirer).
Exemples
- L'utilisation d'un sac en papier lors d'une crise d'angoisse pour calmer une hyperventilation.
- Le fonctionnement de certains appareils d'anesthésie en circuit fermé où le gaz est purifié puis réutilisé.
- Le risque lié au port prolongé d'un masque mal ajusté ou à l'endormissement sous une couette épaisse de manière hermétique.
A ne pas confondre
À ne pas confondre avec l'hypoventilation (respiration trop lente ou superficielle) ou l'asphyxie (privation totale d'oxygène). La réinspiration est un mécanisme spécifique où la composition du gaz inhalé change car il provient du corps lui-même.
Cadre medical / Recommandations
En milieu hospitalier, notamment en anesthésie-réanimation, la surveillance du taux de CO2 expiré (capnographie) est une obligation réglementaire pour prévenir toute réinspiration accidentelle dangereuse pour le patient.
Conseil
AVERTISSEMENT MÉDICAL : Ce contenu est informatif et ne remplace pas un avis médical. Si vous ressentez un essoufflement anormal, des maux de tête chroniques ou une fatigue inexpliquée, consultez un professionnel de santé. Veillez toujours à ce que vos appareils respiratoires (CPAP pour l'apnée du sommeil, par exemple) soient bien entretenus pour éviter toute réinspiration accidentelle.