- C'est le niveau d'intensité électrique le plus bas pour obtenir une contraction ou un signal nerveux.
- Elle sert de point de référence pour évaluer la santé des nerfs et des muscles.
- Une valeur trop haute peut indiquer une perte de sensibilité ou une lésion nerveuse.
La rhéobase est l'intensité minimale d'un courant électrique nécessaire pour provoquer une réaction d'un nerf ou d'un muscle. C'est, en quelque sorte, le seuil de sensibilité électrique en dessous duquel aucune réponse ne se produit, peu importe la durée de l'excitation.
Etymologie
Le mot vient du grec rheos (courant, flux) et basis (base). Il désigne l'intensité de base indispensable au déclenchement d'un signal.
Exemples
- Lors d'un électromyogramme (EMG), le neurologue détermine la rhéobase pour vérifier l'intégrité des nerfs périphériques.
- En kinésithérapie, la rhéobase aide à régler les appareils d'électrostimulation pour qu'ils soient efficaces sans être douloureux.
A ne pas confondre
On la distingue souvent de la chronaxie : alors que la rhéobase mesure l'intensité (en milliampères ou volts), la chronaxie mesure le temps nécessaire pour qu'un courant (valant deux fois la rhéobase) agisse sur le nerf.
Cadre medical / Recommandations
L'usage des dispositifs de mesure de l'excitabilité neuromusculaire est encadré par les normes de sécurité des dispositifs médicaux (marquage CE). Les actes d'électroneuromyographie sont soumis aux protocoles de la Haute Autorité de Santé (HAS).
En pratique
Le concept a été défini en 1909 par le physiologiste français Louis Lapicque, pionnier de l'étude de l'excitabilité nerveuse et de la modélisation des neurones.
Conseil
La mesure de la rhéobase doit être effectuée uniquement par des professionnels de santé qualifiés. Si vous présentez des troubles de la sensibilité ou de la motricité, consultez un médecin. Ce contenu est purement informatif et ne constitue pas un avis médical.