Rhoptrie

Definition, Synonymes et Etymologie

Analyses et biologie medicale
A retenir
  • C'est une structure essentielle à la survie et à la multiplication de nombreux parasites.
  • Elle sert de « clé » chimique pour forcer l'entrée dans les cellules de l'hôte.
  • C'est une cible majeure pour la recherche de nouveaux vaccins et traitements antiparasitaires.
Definition

La rhoptrie est un petit compartiment (un organite) situé à l'extrémité de certains parasites unicellulaires. Elle agit comme une réserve de substances chimiques permettant au parasite de percer la membrane des cellules humaines ou animales pour s'y installer.

Etymologie

Vient du grec ancien rhoptron, signifiant « massue » ou « bâton », en raison de la forme allongée et renflée de cet élément visible au microscope électronique.

Exemples

  • Le parasite responsable du paludisme (Plasmodium) utilise ses rhoptries pour entrer dans les globules rouges.
  • Le parasite de la toxoplasmose (Toxoplasma gondii) s'en sert pour envahir les cellules du système immunitaire ou des tissus.

A ne pas confondre

Il ne faut pas la confondre avec les micronèmes, qui sont d'autres petits compartiments voisins aidant le parasite à s'accrocher, alors que la rhoptrie intervient spécifiquement pour l'entrée et la création d'une niche protectrice à l'intérieur de la cellule infectée.

Synonymes
organite sécrétoire apical

Conseil

La compréhension de ces mécanismes microscopiques aide à mieux appréhender l'importance de la prévention contre les parasites (hygiène alimentaire, protection contre les moustiques). Ce contenu est purement informatif et ne remplace pas une consultation médicale en cas de symptômes suspects.

Questions frequentes

Pourquoi entend-on parler de rhoptries en médecine ?
Parce que si les chercheurs parviennent à bloquer le fonctionnement de ces organites, le parasite ne peut plus infecter les cellules, ce qui stopperait la maladie. Pour toute question sur les infections parasitaires, consultez un médecin.
Est-ce que tous les microbes en ont ?
Non, elles sont spécifiques à un groupe de parasites appelés Apicomplexés, qui inclut les agents du paludisme et de la toxoplasmose.