- Désigne un type particulier de délire paranoïaque.
- Référence historique majeure en psychiatrie et psychanalyse.
- Centré sur le récit autobiographique d'un patient lettré.
L'adjectif schreberien qualifie ce qui est relatif à Daniel Paul Schreber, un magistrat allemand célèbre pour avoir écrit ses mémoires détaillant sa propre maladie mentale. En psychiatrie et psychanalyse, cela désigne un type de délire paranoïaque complexe et structuré.
Etymologie
Le terme provient du nom de famille de Daniel Paul Schreber (1842-1911). Son patronyme est devenu un adjectif pour désigner le cas clinique le plus célèbre de l'histoire de la psychiatrie.
Exemples
- Un délire schreberien : un délire de persécution très organisé avec des thèmes mystiques ou de transformation corporelle.
- L'analyse schreberienne : l'étude des mécanismes de la psychose à travers le texte écrit par le patient lui-même.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre le terme schreberien avec la paranoïa ordinaire. Le terme schreberien implique souvent une dimension mystique et une thématique de "pousse-à-la-femme" (idée de transformation en femme pour sauver le monde), spécifique au cas de Schreber analysé par Freud et Lacan.
En pratique
Le cas Schreber est historique car il a permis à Sigmund Freud de théoriser la paranoïa dans son ouvrage de 1911, sans jamais avoir rencontré le patient, en se basant uniquement sur son livre "Mémoires d'un névropathe".
Conseil
Le terme schreberien est principalement utilisé dans un cadre académique ou spécialisé. Si vous constatez chez un proche des propos délirants ou une perte de contact avec la réalité, il est essentiel d'orienter la personne vers une consultation psychiatrique. Attention : ce contenu est purement informatif et ne constitue pas un diagnostic.