- Le sevrage de certaines substances (alcool, certains médicaments) peut être dangereux s'il est pratiqué sans surveillance médicale.
- Les symptômes de manque sont toujours temporaires.
- Un accompagnement (médical, psychologique ou en groupe de parole) multiplie les chances de réussite à long terme.
Le sevrage est la période de transition durant laquelle une personne arrête de consommer une substance (tabac, alcool, médicaments, drogue) ou cesse un comportement compulsif (jeu, écrans). C'est le processus par lequel l'organisme et l'esprit s'adaptent à l'absence d'un produit dont ils étaient devenus dépendants.
Etymologie
Vient de l'ancien français sevrer, issu du latin separare signifiant « séparer ». Historiquement, le terme désignait uniquement la fin de l'allaitement maternel chez l'enfant.
Exemples
- Le sevrage tabagique : arrêt de la nicotine entraînant parfois de l'irritabilité ou une augmentation de l'appétit.
- Le sevrage alcoolique : arrêt de la consommation d'alcool pouvant provoquer des tremblements ou une accélération du rythme cardiaque.
A ne pas confondre
Le syndrome de sevrage désigne l'ensemble des symptômes physiques et psychologiques du manque, tandis que le sevrage est le processus global d'arrêt. Il ne faut pas le confondre avec le craving, qui est l'envie irrésistible de consommer le produit.
Cadre medical / Recommandations
La Haute Autorité de Santé (HAS) émet des protocoles stricts pour le sevrage, notamment pour l'alcool et les benzodiazépines, afin d'éviter des complications graves. L'accès aux traitements de substitution (comme pour les opiacés) est strictement réglementé par l'ANSM.
Conseil
Si vous envisagez d'arrêter une substance, parlez-en à un médecin ou à un addictologue. Un sevrage brutal de certains produits (comme les somnifères ou l'alcool) peut présenter des risques vitaux. AVERTISSEMENT : Ce contenu est purement informatif. Consultez impérativement un professionnel de santé avant d'entamer tout processus de sevrage.