- C'est le signe d'une atteinte du système nerveux central.
- La raideur augmente avec la vitesse de l'étirement du muscle.
- Elle peut être gênante pour les mouvements quotidiens ou causer des douleurs.
La spasticité est une raideur musculaire involontaire qui survient lorsque le cerveau ou la moelle épinière sont endommagés. Le muscle se contracte de manière excessive, surtout lorsqu'on essaie de l'étirer rapidement.
Etymologie
Dérivé du grec ancien spasmos, signifiant « contraction » ou « convulsion », qui a donné le mot spasme en français.
Exemples
- Une difficulté à déplier le bras ou la jambe après un accident vasculaire cérébral (AVC).
- Des spasmes ou une raideur persistante dans les jambes chez une personne atteinte de sclérose en plaques.
- La démarche « en ciseaux » chez certains enfants atteints de paralysie cérébrale.
A ne pas confondre
Elle se distingue de la rigidité (typique de la maladie de Parkinson), où la résistance au mouvement est constante. Dans la spasticité, plus le mouvement est rapide, plus la résistance est forte. Elle diffère aussi de la contracture, qui est une modification physique du tissu musculaire lui-même.
Cadre medical / Recommandations
La Haute Autorité de Santé (HAS) publie des recommandations pour la prise en charge de la spasticité, notamment par l'usage de la toxine botulique ou de la rééducation fonctionnelle, afin d'améliorer la qualité de vie des patients.
En pratique
Le terme est historiquement lié aux travaux de neurologues comme Jean-Martin Charcot au XIXe siècle, qui ont identifié le lien entre les lésions de la moelle épinière et ces contractions musculaires réflexes.
Conseil
Si vous ressentez une raideur musculaire inhabituelle limitant vos mouvements, consultez un médecin. Pratiquez quotidiennement les étirements prescrits par votre kinésithérapeute. Attention : ce contenu est purement informatif et ne remplace pas un avis médical professionnel.