- Elle sert à dépister l'hypertension artérielle, une maladie souvent silencieuse.
- La mesure se compose de deux chiffres : la pression systolique (maximum) et diastolique (minimum).
- Elle doit être réalisée au repos, en position assise ou allongée.
La sphygmomanométrie est le terme médical désignant l'action de mesurer la pression artérielle (la tension). Elle permet d'évaluer la force exercée par le sang sur les parois des artères au moment où le cœur se contracte et se relâche.
Etymologie
Ce mot vient du grec ancien sphygmós (pouls), manós (peu dense, utilisé ici pour la pression) et métron (mesure).
Exemples
- Une mesure de routine effectuée par un médecin avec un brassard gonflable et un stéthoscope.
- L'automesure tensionnelle réalisée à domicile par un patient à l'aide d'un tensiomètre automatique.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre la sphygmomanométrie avec la simple prise de pouls. La prise de pouls compte les battements cardiaques par minute, tandis que la sphygmomanométrie mesure la pression en millimètres de mercure (mmHg).
Cadre medical / Recommandations
La Haute Autorité de Santé (HAS) définit des protocoles précis pour cette mesure, notamment la règle des '3 mesures le matin et 3 mesures le soir pendant 3 jours' pour confirmer un diagnostic d'hypertension artérielle.
En pratique
Le premier appareil moderne (à brassard) a été inventé par Scipione Riva-Rocci en 1896. Avant cela, les mesures étaient imprécises ou nécessitaient d'insérer un tube directement dans l'artère.
Conseil
Pour une mesure fiable, évitez de fumer, de boire du café ou de faire du sport dans les 30 minutes précédant la mesure. Attention : ce contenu est purement informatif. Ne modifiez jamais votre traitement médical sur la seule base de vos mesures à domicile et consultez toujours un médecin pour interpréter vos résultats.