- Le risque est souvent maximal durant le premier trimestre, période de formation des organes.
- La tératogénicité dépend de la dose, de la durée et du moment de l'exposition.
- Tout projet de grossesse nécessite de faire le point sur ses traitements médicaux.
Se dit d'une substance, d'un médicament ou d'un facteur environnemental (comme un virus) capable de provoquer des malformations chez le futur bébé pendant son développement dans le ventre de sa mère.
Etymologie
Issu du grec ancien teras, teratos signifiant « monstre » ou « malformation », et de gennan signifiant « engendrer » ou « produire ».
Exemples
- La prise de certains médicaments contre l'acné sévère (isotrétinoïne) ou l'épilepsie (valproate) durant la grossesse.
- L'infection par le virus de la rubéole ou le virus Zika chez la femme enceinte.
- La consommation d'alcool, qui est un agent tératogène majeur (syndrome d'alcoolisation fœtale).
A ne pas confondre
Il faut distinguer l'effet tératogène (malformations d'organes lors de leur formation) de l'effet fœtotoxique (atteinte d'un organe déjà formé ou retentissement sur la croissance en fin de grossesse) et de l'effet mutagène (altération de l'ADN).
Cadre medical / Recommandations
En France, l'ANSM impose l'apposition de pictogrammes spécifiques (silhouette de femme enceinte dans un cercle rouge barré ou non) sur les boîtes de médicaments présentant un tel risque. Le CRAT (Centre de Référence sur les Agents Tératogènes) est l'organisme de référence pour les professionnels de santé.
En pratique
Le drame de la thalidomide dans les années 1950-1960 est le cas historique le plus célèbre : ce médicament contre les nausées a provoqué des milliers de naissances d'enfants sans membres ou avec des membres atrophiés, révolutionnant depuis la sécurité sanitaire des médicaments.
Conseil
AVERTISSEMENT : Ce contenu est strictement informatif. Ne pratiquez jamais l'automédication pendant la grossesse, même pour des produits en vente libre ou naturels. Avant de débuter, de modifier ou d'arrêter un traitement, demandez toujours l'avis de votre médecin, de votre gynécologue ou de votre pharmacien. Seul un professionnel de santé peut évaluer la balance bénéfice/risque pour vous et votre enfant.