- La tolérance est un mécanisme d'adaptation naturel du corps humain.
- Elle peut expliquer pourquoi un traitement semble perdre de son efficacité avec le temps.
- Une baisse de tolérance (après un arrêt de traitement par exemple) peut rendre une ancienne dose dangereuse.
La tolérance désigne la capacité de l'organisme à supporter une substance (médicament, alcool) ou une condition extérieure sans réaction excessive. Dans le cas des médicaments, cela signifie que le corps s'habitue et qu'il faut parfois augmenter les doses pour obtenir le même résultat.
Etymologie
Issu du latin tolerantia, dérivé de tolerare signifiant « supporter », « porter une charge » ou « endurer ».
Exemples
- La tolérance aux opioïdes : un patient souffrant de douleurs chroniques peut avoir besoin de doses plus fortes au fil du temps pour être soulagé.
- La tolérance immunitaire : le mécanisme qui empêche notre système de défense d'attaquer nos propres organes.
- La tolérance digestive : la capacité à digérer certains aliments ou médicaments sans effet secondaire gênant.
A ne pas confondre
Il faut distinguer la tolérance de la résistance (qui concerne souvent l'efficacité des antibiotiques sur les bactéries) et de l'addiction (qui est un comportement de recherche compulsive malgré les conséquences négatives).
Cadre medical / Recommandations
L'évaluation de la tolérance d'un nouveau médicament est obligatoire lors des essais cliniques (phases I et II) avant toute mise sur le marché, sous le contrôle de l'ANSM ou de l'EMA.
En pratique
Les découvertes de Sir Peter Medawar sur la tolérance immunitaire acquise dans les années 1940-1950 ont été fondamentales pour rendre possibles les greffes d'organes sans rejet immédiat.
Conseil
Si vous constatez une modification de la réponse à votre traitement habituel, ne tentez pas d'automédication. Ce contenu est purement informatif et ne remplace pas une consultation médicale. Seul un professionnel de santé peut ajuster une posologie en toute sécurité.