- La vision centrale reste souvent nette alors que les côtés disparaissent.
- Les causes peuvent être oculaires (glaucome) ou neurologiques.
- Elle peut représenter un danger pour la marche ou la conduite (difficulté à anticiper les obstacles sur les côtés).
La vision en tunnel est une réduction importante du champ de vision : la personne perd sa vision sur les côtés (périphérique) mais conserve une vision nette au centre. C'est comme si l'on regardait en permanence à travers un tube ou un long tunnel sombre.
Etymologie
Vient du latin visio (action de voir) et de l'ancien français tonnel (petit tonneau), par analogie avec la vue restreinte que l'on aurait à travers un conduit circulaire étroit.
Exemples
- Le glaucome chronique, où la pression dans l'œil augmente et détruit progressivement les fibres nerveuses de la périphérie.
- La rétinite pigmentaire, une maladie génétique qui touche les cellules de la rétine responsables de la vision nocturne et périphérique.
- Un état de stress intense ou une attaque de panique qui peut provoquer une vision tubulaire passagère.
A ne pas confondre
Il ne faut pas la confondre avec le scotome central (une tache noire au milieu de la vue, typique de la DMLA) ou l'hémianopsie (perte d'une moitié complète, droite ou gauche, du champ visuel souvent après un AVC).
Cadre medical / Recommandations
En France, la conduite automobile est soumise à des critères de champ visuel précis définis par l'arrêté du 18 décembre 2015. Une vision en tunnel trop prononcée peut entraîner une inaptitude à la conduite pour des raisons de sécurité.
Conseil
Si vous remarquez que vous vous cognez souvent dans les meubles ou que vous ne voyez pas les gens arriver sur les côtés, consultez immédiatement un ophtalmologue. Attention : ce contenu est informatif et ne remplace pas une consultation médicale. Seul un professionnel peut réaliser un examen du champ visuel (périmétrie).