- Désigne un agent infectieux qui cible une espèce différente de la sienne.
- C'est un concept clé pour comprendre comment certains virus passent d'une espèce à une autre (franchissement de la barrière des espèces).
- Essentiellement utilisé dans la recherche médicale et la virologie fondamentale.
Qualifie un virus ou un parasite qui n'est pas capable d'infecter l'espèce dont il est originaire, mais qui peut infecter les cellules d'autres espèces vivantes. C'est un terme technique utilisé pour décrire la "préférence" d'un agent infectieux pour un hôte étranger.
Etymologie
Issu du grec ancien xenos (étranger) et tropos (direction, affinité). Le terme signifie littéralement "qui se tourne vers l'étranger".
Exemples
- Certains virus de la leucémie chez la souris (rétrovirus murins) sont xénotropes : ils ne peuvent pas infecter les cellules de souris, mais peuvent infecter des cellules humaines en laboratoire.
- L'étude des risques lors des xénogreffes (greffes d'organes d'animaux vers l'homme) porte souvent sur les virus xénotropes de l'animal donneur.
A ne pas confondre
Il se distingue du terme écotrope (qui n'infecte que sa propre espèce d'origine), du terme amphotrope (qui infecte aussi bien son espèce d'origine que d'autres espèces) et du terme polytrope (qui infecte une grande variété d'espèces).
En pratique
Le virus XMRV (Xenotropic Murine Leukemia Virus-related Virus) a provoqué un important débat scientifique en 2009 lorsqu'il a été suspecté, à tort, d'être la cause du syndrome de fatigue chronique chez l'humain.
Conseil
La compréhension de ces mécanismes appartient au domaine de la recherche spécialisée. Si vous êtes concerné par une procédure médicale complexe (comme une biothérapie), discutez des risques infectieux avec votre équipe soignante. Ce contenu est informatif et ne constitue pas un avis médical personnalisé.