- Un agoniste active un récepteur pour produire un effet biologique.
- Il mime l'action d'une substance naturelle du corps.
- C'est le principe de fonctionnement de très nombreux médicaments courants.
Un agoniste est une substance (un médicament ou une hormone naturelle) qui se fixe sur un capteur de la cellule, appelé récepteur, pour déclencher une action précise. C'est un peu comme une clé qui entre dans une serrure et qui parvient à l'ouvrir pour activer un mécanisme dans le corps.
Etymologie
Vient du grec ancien agōnistēs signifiant « combattant » ou « acteur », lui-même dérivé d'agōn (le combat, le concours). En pharmacologie, il désigne la molécule qui « agit » dans le même sens que le signal naturel.
Exemples
- Le salbutamol (présent dans la Ventoline) est un agoniste qui imite l'adrénaline pour ouvrir les bronches lors d'une crise d'asthme.
- La morphine est un agoniste qui se fixe sur les récepteurs de la douleur pour mimer l'action des endorphines naturelles du corps.
A ne pas confondre
Il ne faut pas le confondre avec l'antagoniste, qui est une molécule qui se fixe aussi sur le récepteur mais pour le bloquer (comme une clé cassée qui resterait dans la serrure, empêchant toute autre clé d'entrer), ou l'agoniste inverse qui produit l'effet opposé à l'agoniste.
Cadre medical / Recommandations
Les médicaments agonistes sont soumis aux réglementations classiques de l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) et nécessitent une autorisation de mise sur le marché (AMM) après des essais cliniques rigoureux.
Conseil
AVERTISSEMENT MEDICAL : Ce contenu est purement informatif. La compréhension du mode d'action d'un médicament (agoniste ou autre) ne doit jamais conduire à l'automédication. Si vous suivez un traitement, ne modifiez jamais vos doses sans l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien, car l'activation excessive ou insuffisante de certains récepteurs peut avoir des conséquences graves.