- C'est une étude « satellite » rattachée à un protocole de recherche principal.
- Elle permet d'optimiser la recherche médicale en utilisant des moyens déjà en place.
- Elle nécessite une information claire et souvent un accord distinct du patient.
En recherche médicale, une étude ancillaire est une étude complémentaire qui vient s'ajouter à une étude principale déjà existante. Elle permet d'approfondir un point spécifique ou de tester une nouvelle hypothèse en profitant des données et des patients déjà suivis dans le cadre du premier protocole.
Etymologie
Vient du latin ancilla, qui signifie « servante ». Le terme illustre le fait que cette étude est au service de l'étude principale ou lui est subordonnée.
Exemples
- Une étude génétique réalisée sur des prélèvements sanguins déjà collectés lors d'un essai clinique sur un médicament contre le cancer.
- L'ajout d'un questionnaire sur la santé mentale des patients au sein d'une étude portant initialement sur la rééducation cardiaque.
A ne pas confondre
Il ne faut pas la confondre avec une analyse de sous-groupe (qui regarde simplement les résultats de l'étude principale pour une catégorie de patients) ou une étude pivot (l'étude principale nécessaire à l'autorisation d'un traitement).
Cadre medical / Recommandations
En France, les études ancillaires entrent dans le cadre de la Loi Jardé sur les recherches impliquant la personne humaine. Elles nécessitent l'avis d'un Comité de Protection des Personnes (CPP) et l'information (ou le consentement) spécifique du patient, conformément au RGPD pour la protection des données.
Conseil
Si vous participez à une recherche, lisez bien la notice d'information pour distinguer l'objectif principal des objectifs ancillaires. N'hésitez pas à interroger l'équipe de recherche sur l'utilisation future de vos échantillons biologiques. Avertissement : Ce contenu est purement informatif. Pour toute question sur un essai clinique, consultez votre médecin ou l'investigateur de l'étude.