- C'est un outil de suivi, pas un outil de diagnostic initial.
- Elle favorise l'implication du patient dans son propre traitement (empowerment).
- Elle permet au médecin d'avoir une vision plus fine de la vie quotidienne du patient entre deux rendez-vous.
L'auto-évaluation est la démarche par laquelle un patient observe et note lui-même ses propres symptômes, son niveau de douleur ou son état de bien-être. Elle utilise souvent des outils standardisés (échelles, questionnaires) pour fournir des informations précises au médecin lors du suivi.
Etymologie
Vient du préfixe grec auto- (soi-même) et du latin evaluare (estimer la valeur), lui-même issu de valere (être fort, avoir de la valeur).
Exemples
- Utiliser une échelle de 0 à 10 pour évaluer l'intensité de sa douleur quotidienne.
- Remplir un carnet de suivi de l'humeur dans le cadre d'un trouble bipolaire.
- Noter la fréquence de ses essoufflements lorsqu'on est atteint d'asthme ou d'une maladie cardiaque.
A ne pas confondre
L'auto-évaluation ne doit pas être confondue avec l'autodiagnostic : la première suit l'évolution de symptômes connus, tandis que le second tente d'identifier seul une maladie (ce qui présente des risques). Elle diffère aussi de l'hétéro-évaluation, qui est le diagnostic ou le test réalisé par un soignant.
Cadre medical / Recommandations
La Haute Autorité de Santé (HAS) intègre de plus en plus l'auto-évaluation dans les protocoles de soins, notamment via les PROMs (Patient-Reported Outcome Measures), qui sont des indicateurs de santé rapportés directement par le patient pour améliorer la qualité des soins.
Conseil
Pour une auto-évaluation efficace, utilisez des outils validés par des professionnels de santé plutôt que des tests trouvés au hasard sur internet. Avertissement : Ce contenu est purement informatif. L'auto-évaluation ne remplace en aucun cas un avis médical ; consultez toujours un médecin pour tout symptôme ou question de santé.