- C'est une méthode de dopage physique et physiologique interdite.
- Elle présente des risques mortels, notamment l'accident vasculaire cérébral (AVC).
- Cette pratique est principalement surveillée dans le milieu du handisport de haut niveau.
Les autosévices désignent la pratique consistant pour un sportif à s'infliger volontairement des douleurs ou des blessures afin d'améliorer artificiellement ses performances physiques. Ce comportement vise à provoquer une réaction d'urgence du corps, comme une augmentation brutale de la tension artérielle ou du rythme cardiaque.
Etymologie
Composé du préfixe grec auto- (soi-même) et du nom sévices, dérivé du latin saevitia signifiant « cruauté » ou « violence ».
Exemples
- Un athlète en fauteuil roulant serrant excessivement une sangle sur ses membres inférieurs pour provoquer une hausse de tension.
- Le maintien volontaire d'une vessie pleine (distension vésicale) avant une course pour stimuler le système nerveux.
- S'infliger une petite fracture ou une brûlure cutanée pour déclencher une décharge d'adrénaline.
A ne pas confondre
À ne pas confondre avec l'automutilation psychiatrique : dans le sport, l'acte est motivé par la performance (dopage physiologique), tandis qu'en psychiatrie, il s'agit d'une réponse à une souffrance mentale. On le distingue aussi du dopage chimique (substances) car il s'agit ici d'une manipulation mécanique du corps.
Cadre medical / Recommandations
Le Comité International Paralympique (CIP) interdit formellement cette pratique sous le terme de « boosting ». Les athlètes suspectés de pratiquer des autosévices peuvent être disqualifiés avant le début d'une épreuve si leur tension artérielle est jugée trop élevée.
En pratique
La reconnaissance du « boosting » comme pratique dopante majeure date des années 1990, suite à des études montrant que certains athlètes paralysés augmentaient leurs performances d'endurance de près de 10 % par ces méthodes dangereuses.
Conseil
Avertissement médical : Ce contenu est purement informatif et ne remplace pas un avis professionnel. S'infliger des blessures est un acte dangereux et médicalement proscrit. Si vous ressentez le besoin de vous blesser ou si vous êtes témoin de ces pratiques, il est impératif de consulter un médecin ou un psychologue spécialisé. La recherche de performance ne doit jamais se faire au détriment de l'intégrité physique.