- Permet le maintien de la personne malade dans son cadre de vie habituel.
- Offre un véritable temps de repos (répit) au proche aidant pour éviter son épuisement.
- Le professionnel est spécifiquement formé aux troubles cognitifs et au comportement des patients.
Un baluchonneur est un professionnel qui remplace temporairement un proche aidant auprès d'une personne dépendante (souvent atteinte d'Alzheimer). Il s'installe au domicile du patient plusieurs jours d'affilée pour permettre à l'aidant familial de se reposer ou de s'absenter.
Etymologie
Dérivé du mot « baluchon », évoquant le petit sac de voyage que l'on prépare pour partir. Le terme a été créé au Québec par l'organisme Baluchon Alzheimer à la fin des années 1990 pour illustrer l'idée que l'aidant peut "faire son baluchon" et partir l'esprit tranquille.
Exemples
- Une famille fait appel à un baluchonneur pendant 4 jours pour permettre à l'épouse d'un patient atteint de démence de se faire opérer sans stresser pour son mari.
- L'intervention d'un baluchonneur pour assurer la surveillance nocturne et l'aide aux repas pendant que la fille d'une personne dépendante prend une semaine de répit.
A ne pas confondre
À la différence d'une aide à domicile classique qui intervient quelques heures, le baluchonneur assure une présence continue (24h/24) sur plusieurs jours. On parle aussi de « relayage » en France pour désigner cette pratique de répit à domicile.
Cadre medical / Recommandations
Au Québec, le baluchonnage est un service structuré et reconnu. En France et en Belgique, ce dispositif est souvent encadré par des expérimentations législatives (comme la loi ASV en France) permettant de déroger aux règles classiques du temps de travail pour assurer une présence longue durée au domicile.
En pratique
Le concept a été théorisé et mis en place par Marie Gendron, une infirmière québécoise, afin de prévenir l'épuisement des proches aidants, souvent appelés "les victimes cachées" de la maladie d'Alzheimer.
Conseil
Le recours au baluchonnage doit être anticipé pour que la personne aidée s'habitue doucement à la présence d'un tiers. Ce contenu est purement informatif. Si vous ressentez une fatigue physique ou morale en tant qu'aidant, consultez votre médecin traitant ou un assistant social pour explorer les solutions de répit adaptées à votre situation.