- Médicament agissant contre les effets de la testostérone.
- Indispensable dans le traitement de certains cancers hormonodépendants.
- Nécessite une surveillance médicale étroite pour gérer les effets secondaires (fatigue, baisse de libido, ostéoporose).
Un bloqueur d’androgènes est un médicament qui neutralise l'action des hormones mâles (comme la testostérone) dans l'organisme. Il peut agir soit en empêchant le corps de produire ces hormones, soit en bloquant les « serrures » (récepteurs) sur lesquelles elles se fixent pour agir.
Etymologie
Vient du français « bloquer » et du grec andros (« homme ») et gennan (« produire »). Littéralement, ce qui arrête ce qui produit des caractères masculins.
Exemples
- Traitement du cancer de la prostate pour ralentir la progression des cellules cancéreuses dépendantes de la testostérone.
- Prise en charge de l'hirsutisme (pilosité excessive) chez la femme.
- Utilisation dans le cadre d'un parcours de transition de genre (féminisation).
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre les bloqueurs d'androgènes avec les inhibiteurs de la 5-alpha réductase (qui bloquent seulement une forme spécifique de testostérone) ou avec les analogues de la LHRH qui agissent plus haut dans la commande hormonale au niveau du cerveau.
Cadre medical / Recommandations
En France, l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) encadre strictement l'usage de certains bloqueurs comme l'acétate de cyprotérone en raison de risques de méningiome. Un suivi médical régulier et des examens d'imagerie peuvent être obligatoires.
En pratique
La découverte du lien entre hormones et cancer de la prostate par Charles Huggins dans les années 1940 (Prix Nobel 1966) a marqué le début de l'utilisation thérapeutique de ces substances.
Conseil
AVERTISSEMENT MEDICAL : Ce contenu est informatif et ne remplace pas une consultation. Si vous suivez ce type de traitement, ne l'interrompez jamais brutalement sans l'avis de votre spécialiste (urologue, endocrinologue ou oncologue). Un suivi de la densité osseuse et du bilan sanguin est souvent préconisé par les autorités de santé.