- C'est le constat d'un état de santé qui ne bougera plus.
- Ce n'est pas forcément une guérison totale.
- C'est le moment clé pour déclencher l'indemnisation financière des séquelles.
La consolidation est l'étape où l'état de santé d'une personne se stabilise après une blessure ou une maladie. Cela signifie que les lésions ne devraient plus évoluer, ni vers une amélioration ni vers une aggravation, permettant ainsi de dresser le bilan définitif des séquelles.
Etymologie
Vient du latin consolidare, de solidus (« solide »), signifiant rendre ferme ou stable. Dans le langage médical ancien, cela désignait spécifiquement la réunion des bords d'une plaie ou des fragments d'un os cassé.
Exemples
- Un blessé de la route dont les mouvements du genou restent limités de façon permanente après des mois de rééducation.
- Une cicatrice qui a pris son aspect définitif et ne nécessite plus de soins actifs.
- Un état psychologique stabilisé après un choc traumatique.
A ne pas confondre
La consolidation se distingue de la guérison : la guérison implique la disparition totale des troubles, alors que la consolidation peut laisser subsister un handicap ou des douleurs permanentes. Elle se distingue aussi de la convalescence, qui est la période de transition vers la guérison.
Cadre medical / Recommandations
La date de consolidation est fixée par un médecin expert. Elle est fondamentale en droit des assurances et de la sécurité sociale, car elle marque le point de départ pour le calcul des indemnités liées au préjudice permanent (AIPP ou DFP).
En pratique
La jurisprudence reconnaît qu'un état consolidé peut faire l'objet d'une révision si une aggravation des lésions survient ultérieurement, à condition qu'un lien direct avec l'accident initial soit prouvé.
Conseil
Si vous êtes victime d'un accident, ne demandez pas une consolidation trop précoce tant que vos soins peuvent encore améliorer votre état. AVERTISSEMENT : Ce contenu est purement informatif. Pour toute question relative à votre état de santé ou à une expertise médicale, consultez impérativement votre médecin traitant ou un médecin conseil de victimes.