- Agit après la fécondation.
- Regroupe la contraception d'urgence et l'IVG.
- Soumise à des délais légaux variables selon la méthode choisie.
La contragestion désigne l'ensemble des méthodes qui empêchent le développement de la grossesse après la rencontre entre l'ovule et le spermatozoïde. Elle intervient donc à une étape plus avancée que la contraception, qui cherche à empêcher la fécondation elle-même.
Etymologie
Composé du latin contra (contre) et gestatio (porter, être enceinte). Le terme a été proposé par le professeur Étienne-Émile Baulieu dans les années 1980 pour désigner des méthodes comme la pilule abortive.
Exemples
- La pilule d'urgence (dite « du lendemain ») qui peut empêcher la nidation de l'œuf dans l'utérus.
- Le dispositif intra-utérin (stérilet) au cuivre utilisé comme contraception d'urgence.
- L'interruption volontaire de grossesse (IVG) par voie médicamenteuse.
A ne pas confondre
La contraception agit avant la fécondation (empêche la rencontre ovule-spermatozoïde), tandis que la contragestion agit après la formation de la cellule-œuf. On parle aussi d'interception pour les méthodes agissant avant l'implantation de l'œuf dans l'utérus.
Cadre medical / Recommandations
En France, la contragestion est régie par les lois sur l'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) et les décrets sur la contraception d'urgence. L'accès à ces méthodes est encadré par des délais légaux stricts et des protocoles de délivrance (ANSM).
En pratique
L'arrivée de la molécule mifépristone (RU-486) en 1982 a été une révolution médicale, permettant de déclencher une interruption de grossesse par médicaments plutôt que par intervention chirurgicale.
Conseil
En cas de rapport sexuel non protégé ou de doute, il est crucial d'agir rapidement car l'efficacité des méthodes de contragestion diminue avec le temps. Attention : Ce contenu est purement informatif. Il est impératif de consulter un médecin, une sage-femme ou de se rendre dans un centre de planification familiale pour une prise en charge adaptée.