- Il s'agit d'un mode de vie naturel pour de nombreuses espèces (insectes, champignons).
- Ces organismes sont les « éboueurs » de la nature, indispensables à l'équilibre des écosystèmes.
- Le terme a un sens très différent selon qu'on parle de biologie ou de psychiatrie.
La coprophilie désigne, en biologie, la particularité d'organismes vivants (champignons, insectes, bactéries) qui s'épanouissent ou se nourrissent spécifiquement dans les excréments d'animaux. Ces organismes jouent un rôle essentiel dans la nature en décomposant les matières fécales et en recyclant les nutriments pour le sol.
Etymologie
Issu du grec ancien kopros (« excrément ») et philein (« aimer »). Littéralement, il s'agit de ce qui « aime les excréments ».
Exemples
- Le bousier, un insecte qui transporte et consomme des boulettes de bouse.
- Certains champignons, comme les coprins, qui poussent exclusivement sur le fumier ou les crottins.
- Les larves de certaines mouches qui se développent dans les déjections animales.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre la coprophilie biologique avec la coprophagie, qui est l'action spécifique de manger des excréments. Surtout, en médecine et psychiatrie, la coprophilie désigne une attirance sexuelle pour les matières fécales, ce qui est très différent du sens biologique traité ici.
En pratique
Le célèbre entomologiste Jean-Henri Fabre a consacré une grande partie de ses travaux à l'observation des insectes coprophiles, mettant en avant leur utilité écologique majeure dans l'assainissement des pâturages.
Conseil
Bien que ces organismes soient utiles à l'environnement, les excréments sont des nids à microbes (bactéries, parasites) pour l'être humain. Il est conseillé de se laver soigneusement les mains après tout contact accidentel ou après avoir jardiné avec du fumier. Attention : ce contenu est informatif. Pour toute question de santé ou trouble du comportement, il est impératif de consulter un professionnel de santé.