- C'est la réponse immunitaire innée, présente dès la naissance.
- Elle constitue la première ligne de défense, agissant en quelques minutes ou heures.
- Elle ne possède pas de mémoire immunitaire : elle réagit toujours de la même façon.
La défense non-spécifique est le premier rempart naturel de notre organisme contre les agressions extérieures (bactéries, virus, champignons). Elle agit de manière immédiate et identique, quel que soit le type de microbe rencontré, sans avoir besoin de l'identifier précisément.
Etymologie
Le mot « défense » vient du latin defendere (repousser, protéger). « Non-spécifique » souligne que cette protection ne cible pas un agent pathogène particulier mais s'attaque à tout ce qu'elle reconnaît comme étranger au corps.
Exemples
- La barrière physique de la peau qui empêche l'entrée des microbes.
- L'acidité de l'estomac qui détruit les bactéries présentes dans les aliments.
- La réaction inflammatoire (gonflement, rougeur) après une piqûre ou une coupure.
- La fièvre, qui est une réaction globale pour freiner la multiplication des virus.
A ne pas confondre
Il faut la distinguer de la défense spécifique (ou immunité acquise). Alors que la défense non-spécifique est immédiate et innée, la défense spécifique met plusieurs jours à s'organiser, cible un microbe précis et crée une mémoire immunitaire (principe utilisé par la vaccination).
En pratique
La découverte de la phagocytose (mécanisme par lequel certaines cellules de la défense non-spécifique « mangent » les microbes) par Élie Metchnikoff à la fin du XIXe siècle a marqué l'histoire de la biologie, lui valant le prix Nobel de médecine en 1908.
Conseil
Prenez soin de votre peau et de vos muqueuses (bien s'hydrater, soigner les petites plaies), car elles sont les piliers de cette défense. Avertissement : ces informations sont purement éducatives. En cas de symptômes d'infection ou de fatigue inhabituelle, demandez toujours l'avis d'un professionnel de santé.