- Elle entraîne la perte de sensibilité et/ou de mouvement dans la zone concernée.
- Un muscle qui n'est plus stimulé par un nerf finit par s'affaiblir et diminuer de volume (atrophie).
- Elle peut être utilisée volontairement par les médecins pour stopper des douleurs rebelles.
La dénervation est la perte de la connexion entre un nerf et l'organe ou le muscle qu'il commande. C'est comme si le fil électrique qui transmet les informations du cerveau vers une partie du corps était coupé ou ne fonctionnait plus.
Etymologie
Vient du latin de- (exprime la privation ou l'éloignement) et de nervus (le nerf).
Exemples
- Traumatisme : Section d'un nerf lors d'un accident de la route entraînant la paralysie d'un bras.
- Thérapeutique : La dénervation par radiofréquence pour soulager des douleurs chroniques du dos (rhizolyse).
- Pathologique : Dénervation progressive des muscles dans certaines maladies neurologiques comme la sclérose latérale amyotrophique.
A ne pas confondre
On distingue la dénervation de la neuropathie (où le nerf est malade mais fonctionne encore en partie) et de l'atrophie (qui est la fonte du muscle, souvent une conséquence de la dénervation).
Cadre medical / Recommandations
La Haute Autorité de Santé (HAS) émet des recommandations sur l'usage de la dénervation thérapeutique, notamment pour le traitement de l'hypertension artérielle sévère ou des douleurs articulaires chroniques.
En pratique
Historiquement, les travaux de Claude Bernard au XIXe siècle sur la section des nerfs ont permis de comprendre le rôle du système nerveux dans la régulation de la chaleur corporelle et de la circulation sanguine.
Conseil
Toute perte de sensation ou de force musculaire doit faire l'objet d'une consultation médicale urgente. Seul un examen spécialisé (comme un électromyogramme) peut confirmer une dénervation. Attention : ce contenu est informatif et ne constitue pas un avis médical.