- Désigne l'arrêt d'un sentiment de dysphorie de genre avant toute intervention médicale.
- Phénomène observé principalement chez certains enfants et jeunes adolescents.
- Souligne l'importance d'un accompagnement psychologique neutre et bienveillant.
La désistance désigne le fait qu'une personne, le plus souvent un enfant ou un adolescent, cesse de ressentir une dysphorie de genre (un décalage entre son genre ressenti et son sexe de naissance) avant d'avoir entamé des démarches médicales ou chirurgicales de transition.
Etymologie
Dérivé du verbe « se désister », lui-même issu du latin desistere, signifiant « s'éloigner de », « cesser » ou « renoncer à ».
Exemples
- Un enfant exprimant une forte volonté d'appartenir à l'autre genre, mais dont ce ressenti s'estompe naturellement à l'approche de la puberté.
- Un adolescent qui explore son identité de genre pendant une période donnée avant de finalement se sentir en accord avec son sexe biologique, sans avoir eu recours à des bloqueurs de puberté.
A ne pas confondre
Il faut distinguer la désistance de la détransition. La désistance survient avant tout traitement médical (hormones, chirurgie), tandis que la détransition désigne l'arrêt ou le retour en arrière après avoir commencé une transition médicale ou chirurgicale.
Cadre medical / Recommandations
En France, la Haute Autorité de Santé (HAS) et l'Académie de médecine recommandent une approche prudente et un accompagnement psychologique soutenu pour les mineurs, afin de laisser le temps à l'identité de se stabiliser avant toute intervention médicale.
Conseil
Si vous ou votre enfant vous questionnez sur l'identité de genre, privilégiez un dialogue ouvert et sans jugement. Il est essentiel de consulter des professionnels de santé (psychiatres, psychologues spécialisés) pour bénéficier d'un soutien adapté. Ce contenu est purement informatif et ne remplace pas un avis médical personnalisé.