- Il s'agit d'un dysfonctionnement à distance d'une zone cérébrale abîmée.
- Elle explique pourquoi certains symptômes neurologiques dépassent la zone précise de la lésion initiale.
- Elle est souvent réversible grâce à la rééducation et à la capacité du cerveau à se réorganiser.
La diaschèse est une baisse soudaine d'activité dans une zone du cerveau qui semble saine, mais qui est située à distance d'une lésion (comme un AVC). C'est un peu comme si une panne de courant dans une centrale électrique empêchait des usines situées loin de là de fonctionner, simplement parce qu'elles sont reliées au même réseau.
Etymologie
Vient du grec dia (« à travers ») et schisis (« séparation » ou « fente »). Le concept a été forgé en 1914 par le neurologue Constantin von Monakow.
Exemples
- Une lésion dans le cortex moteur qui entraîne un ralentissement du fonctionnement du cervelet du côté opposé (diaschèse cérébelleuse croisée).
- Un AVC dans l'hémisphère gauche provoquant une baisse d'activité temporaire dans l'hémisphère droit par manque de communication entre les deux.
A ne pas confondre
Elle se distingue de la lésion directe (nécrose) : dans la lésion, les neurones sont détruits, tandis que dans la diaschèse, les neurones sont intacts mais « silencieux » car ils ne reçoivent plus les signaux nécessaires à leur activation.
En pratique
La découverte de la diaschèse a révolutionné la neurologie au début du XXe siècle en montrant que le cerveau fonctionne comme un réseau global et non comme une simple juxtaposition de zones indépendantes.
Conseil
La présence d'une diaschèse montre que le cerveau est un organe complexe et interconnecté. Pour favoriser la récupération après une lésion cérébrale, une stimulation précoce et régulière par la kinésithérapie ou l'orthophonie est primordiale. Attention : ces informations sont générales et ne remplacent en aucun cas l'avis de votre neurologue.