- Le DPI nécessite obligatoirement de passer par une fécondation in vitro (FIV).
- Il sert à éviter la transmission d'une maladie génétique grave et incurable.
- C'est une procédure très encadrée médicalement et éthiquement.
Le DPI est un examen génétique réalisé sur des embryons obtenus par fécondation in vitro (FIV) avant leur implantation dans l'utérus. Il permet de s'assurer que l'embryon ne porte pas une maladie génétique grave présente chez les parents.
Etymologie
Vient du préfixe latin prae (avant), du verbe plantare (planter ou fixer) et du grec diagnōstikos (qui permet de distinguer).
Exemples
- Dépistage de la mutation de la mucoviscidose chez un couple dont les deux membres sont porteurs sains.
- Recherche de l'anomalie chromosomique responsable de la trisomie 21 dans des contextes de risques spécifiques.
- Détection d'une prédisposition héréditaire grave à certains cancers.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre le DPI avec le DPN (Diagnostic Prénatal). Le DPI se fait sur l'embryon avant le début de la grossesse (en laboratoire), tandis que le DPN se pratique pendant la grossesse (amniocentèse, biopsie de trophoblaste) sur le fœtus.
Cadre medical / Recommandations
En France, le DPI est strictement encadré par les lois de bioéthique. Il n'est autorisé que pour les couples ayant une forte probabilité de donner naissance à un enfant atteint d'une maladie génétique d'une particulière gravité, reconnue comme incurable au moment du diagnostic.
En pratique
La première naissance mondiale issue d'un DPI a eu lieu à Londres en 1990. En France, le premier enfant né après un DPI a vu le jour en 2000 à l'hôpital Necker-Enfants Malades à Paris.
Conseil
Le parcours de DPI est long et peut être éprouvant sur le plan émotionnel. Il est fortement recommandé de bénéficier d'un accompagnement psychologique en parallèle du suivi médical. Attention, ce contenu est purement informatif et ne remplace pas une consultation avec un spécialiste en génétique ou en médecine de la reproduction.