Échomimie

Definition, Synonymes et Etymologie

Symptomes et pathologies
A retenir
  • C'est une imitation involontaire des expressions du visage d'autrui.
  • Elle est un symptôme et non une maladie en soi.
  • On la retrouve dans certaines formes de schizophrénie, de troubles neurologiques ou de retards intellectuels.
Definition

L’échomimie est un trouble du comportement qui consiste à imiter de manière automatique et involontaire les expressions du visage (les mimiques) de la personne située en face de soi. Le patient agit comme un miroir direct de son interlocuteur.

Etymologie

Dérivé du grec echo (répétition, résonance) et mîmos (imitateur, mime).

Exemples

  • Un patient qui fronce les sourcils instantanément dès que le médecin le fait, sans raison apparente.
  • Une personne qui reproduit un sourire ou une moue de tristesse en observant son interlocuteur, sans ressentir l'émotion correspondante.

A ne pas confondre

Il ne faut pas confondre l'échomimie avec l'écholalie (répétition des mots prononcés) ou l'échopraxie (répétition des gestes). Elle se distingue aussi de l'empathie naturelle par son caractère mécanique, immédiat et souvent inadapté au contexte.

En pratique

Ce terme appartient à la sémiologie psychiatrique classique développée au XIXe siècle, notamment lors des études sur la catatonie et les comportements automatiques observés à l'Hôpital de la Salpêtrière.

Synonymes
mimétisme pathologique imitation faciale automatique
Antonymes / Contraires
amimie paramimie

Conseil

Si vous observez ce type de comportement chez un proche, il est recommandé de consulter un médecin généraliste qui pourra orienter vers un neurologue ou un psychiatre. Avertissement : ce contenu est purement informatif. Ne jamais donner de conseil thérapeutique personnalisé sans l'avis d'un professionnel de santé.

Questions frequentes

L'échomimie est-elle volontaire ?
Non, c'est un automatisme. Le patient ne cherche pas à se moquer ou à singer son interlocuteur ; il subit ce comportement. Une consultation médicale est nécessaire pour en identifier la cause.
Est-ce que cela se soigne ?
Le traitement dépend de la maladie sous-jacente (neurologique ou psychiatrique). La prise en charge de la pathologie principale peut atténuer ce symptôme.