- C'est une répétition automatique et non intentionnelle des gestes d'autrui.
- Elle témoigne d'une difficulté du cerveau à inhiber les comportements d'imitation.
- C'est un symptôme et non une maladie isolée.
L'échopraxie désigne l'imitation involontaire et automatique des mouvements ou des gestes d'une autre personne. C'est un signe clinique où le sujet se comporte comme le miroir de son interlocuteur, sans intention délibérée de le copier.
Etymologie
Ce terme est composé du grec ancien êkhô (écho, résonance) et praxis (action, mouvement), signifiant littéralement l'écho d'une action.
Exemples
- Un patient qui croise les bras ou se gratte la tête au moment précis où le médecin effectue ces mêmes gestes.
- L'imitation répétée d'un signe de la main ou d'une posture par une personne atteinte de certains troubles neurologiques.
A ne pas confondre
Il faut distinguer l'échopraxie de l'écholalie (répétition automatique des paroles) et de l'échomimie (répétition des expressions faciales). Contrairement à l'imitation sociale normale ou à l'apprentissage par observation, l'échopraxie est irrépressible et souvent dénuée de sens dans le contexte donné.
Cadre medical / Recommandations
L'échopraxie est reconnue comme un critère sémiologique dans les classifications internationales (DSM-5, CIM-11), notamment pour le diagnostic de la catatonie, de certains troubles du spectre autistique ou de tics complexes.
En pratique
Historiquement, ce symptôme a été décrit en détail au XIXe siècle dans les travaux sur la catatonie (par Karl Ludwig Kahlbaum) et dans les premières observations du syndrome de Gilles de la Tourette.
Conseil
Si vous observez une échopraxie chez un proche, ne le réprimez pas, car le geste est incontrôlable. Prenez rendez-vous avec un psychiatre ou un neurologue pour identifier la cause sous-jacente. AVERTISSEMENT : ce contenu est strictement informatif et ne constitue pas un avis médical. Consultez toujours un professionnel de santé pour tout diagnostic.