- Il survient lors de l'arrêt brutal ou d'une baisse trop rapide des doses.
- Les symptômes réapparus peuvent être plus graves qu'avant le traitement.
- Un arrêt progressif supervisé par un professionnel de santé permet de minimiser ce risque.
L'effet rebond désigne la réapparition brutale, et parfois plus intense, des symptômes que l'on cherchait à soigner après l'arrêt ou la diminution d'un traitement. C'est un peu comme un ressort qui reprend violemment sa forme initiale après avoir été comprimé par un médicament.
Etymologie
Issu du français « rebondir », composé du préfixe re- et de bondir (du latin bombitare, faire un bruit sourd). En médecine, le terme illustre la réaction inverse de l'organisme après la levée d'une pression chimique.
Exemples
- Une congestion nasale plus sévère après l'arrêt d'un spray décongestionnant utilisé trop longtemps.
- Une poussée de tension artérielle importante suite à l'arrêt brusque d'un médicament bêta-bloquant.
- Le retour d'une acidité gastrique intense après l'arrêt soudain d'un traitement contre les brûlures d'estomac (IPP).
A ne pas confondre
Il se distingue de la rechute, qui est le retour naturel de la maladie à son rythme propre, et du syndrome de sevrage, qui implique des symptômes nouveaux liés à la dépendance (tremblements, anxiété). L'effet rebond ne concerne que l'exacerbation des symptômes que le médicament traitait.
Cadre medical / Recommandations
Les autorités de santé comme l'ANSM obligent les laboratoires à mentionner les risques d'effet rebond dans la notice (rubrique « Si vous arrêtez de prendre... »), notamment pour les corticoïdes, les antidépresseurs et certains traitements cardiaques.
Conseil
AVERTISSEMENT : Ce contenu est purement informatif. Ne stoppez jamais un traitement prescrit sans l'accord de votre médecin, même si vous vous sentez mieux. En cas de réapparition de symptômes après l'arrêt d'un soin, demandez un avis médical en précisant le nom du médicament arrêté.