- Nom historique et désuet désignant une épidémie de grippe.
- Terme principalement utilisé au cours du XVIIIe siècle.
- Souligne l'aspect contagieux et imprévisible des virus respiratoires.
La « folette » est un ancien nom populaire donné au XVIIIe siècle à une épidémie de grippe. Ce terme désignait une maladie qui se propageait rapidement mais restait généralement bénigne, comparée à d'autres fléaux plus graves de l'époque.
Etymologie
Dérivé du français « folle », en référence au caractère capricieux, soudain et imprévisible de l'épidémie qui semblait frapper la population de manière irrationnelle, comme une « petite folie » passagère de la nature.
Exemples
- L'épidémie de 1733 à Paris, caractérisée par une contagion foudroyante mais peu de décès, fut surnommée la folette par les habitants.
- Dans les chroniques médicales anciennes, on utilise ce terme pour décrire les vagues de toux et de fièvres hivernales avant que le mot « grippe » ne devienne la norme.
A ne pas confondre
À l'époque, ce terme permettait de distinguer une affection respiratoire épidémique passagère de maladies plus mortelles comme la peste ou le choléra. On l'a parfois confondue avec la « coqueluche » ou le « catarrhe », bien qu'elle corresponde médicalement à ce que nous appelons aujourd'hui l'influenza.
En pratique
Le terme est immortalisé dans les journaux de chroniqueurs célèbres du XVIIIe siècle, comme Mathieu Marais ou Edmond-Jean-François Barbier, qui témoignaient de la surprise des médecins devant la rapidité de la transmission virale.
Conseil
Bien que ce terme appartienne au passé, l'histoire de la « folette » rappelle l'importance de la vigilance face aux virus respiratoires. En période épidémique, le lavage des mains et le port du masque restent essentiels. Attention : ce contenu est informatif ; pour tout symptôme (fièvre, toux, fatigue), demandez l'avis d'un professionnel de santé.