- L'hypotonie est un symptôme, pas une maladie en soi : elle nécessite d'en chercher la cause.
- Elle peut affecter la posture, la marche et parfois l'alimentation ou la parole.
- Une prise en charge précoce (kinésithérapie, psychomotricité) aide souvent à améliorer les capacités motrices.
L'hypotonie désigne une diminution de la tension ou de la résistance naturelle des muscles au repos. On parle souvent de « muscles mous » ou de « syndrome du bébé mou » chez le nourrisson, car le corps semble manquer de fermeté et de maintien.
Etymologie
Vient du grec hypo (en dessous, faible) et tonos (tension, tonus). Littéralement, cela signifie une tension musculaire insuffisante.
Exemples
- Un nouveau-né qui a des difficultés à tenir sa tête ou dont les membres semblent ballants.
- Le relâchement musculaire observé lors de certaines maladies génétiques comme la trisomie 21.
- Une baisse de tonus suite à une atteinte du système nerveux (cervelet, moelle épinière).
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre l'hypotonie avec la faiblesse musculaire (parésie) : l'hypotonie est un manque de tension au repos, alors que la faiblesse est un manque de force lors d'un mouvement volontaire. Elle se distingue aussi de l'atrophie, qui correspond à une diminution du volume du muscle.
Cadre medical / Recommandations
L'examen du tonus musculaire est une étape obligatoire des examens de santé pédiatriques inscrits dans le carnet de santé. La Haute Autorité de Santé (HAS) encadre le parcours de soins pour le diagnostic des troubles du neuro-développement dont l'hypotonie peut être un signe d'alerte.
Conseil
Si vous observez une mollesse inhabituelle chez un enfant ou un adulte, ou une difficulté soudaine à maintenir une posture, il est essentiel de consulter un médecin ou un pédiatre. Avertissement : ce contenu est purement informatif et ne constitue pas un avis médical personnalisé.