- Diminue la capacité du corps à se défendre contre les agressions.
- Indispensable pour éviter le rejet d'un organe greffé.
- Nécessite une surveillance médicale étroite et régulière.
Un immunodépresseur est un médicament qui réduit ou supprime les réactions de défense de l'organisme (le système immunitaire). Il est utilisé lorsque le système immunitaire est trop actif ou s'attaque par erreur au corps lui-même.
Etymologie
Vient du latin immunis (exempt de, pur) et de deprimere (abaisser, enfoncer). Le terme désigne littéralement ce qui abaisse les défenses naturelles.
Exemples
- Prévention du rejet après une greffe d'organe (rein, cœur, foie).
- Traitement de maladies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde ou le lupus.
- Prise en charge de maladies inflammatoires chroniques comme la maladie de Crohn.
A ne pas confondre
On le confond souvent avec l'immunosuppresseur, qui est le terme le plus couramment utilisé en médecine pour désigner la même action. On le distingue de l'immunomodulateur, qui ne fait pas qu'abaisser les défenses mais cherche à les équilibrer ou à modifier la réponse immunitaire sans forcément l'éteindre.
Cadre medical / Recommandations
En France, ces médicaments font l'objet d'un suivi strict par l'ANSM. Leur prescription est souvent réservée à des spécialistes (rhumatologues, néphrologues, etc.) et nécessite parfois une surveillance biologique (prises de sang) régulière et obligatoire.
En pratique
La découverte de la ciclosporine dans les années 1970, issue d'un champignon microscopique, a marqué un tournant historique en permettant de réussir les premières greffes d'organes à grande échelle avec un faible taux de rejet.
Conseil
Si vous prenez un immunodépresseur, soyez vigilant face au risque d'infection : lavez-vous les mains fréquemment et évitez le contact avec des personnes malades. Toute fièvre ou symptôme inhabituel doit faire l'objet d'une consultation médicale urgente. Attention : ce contenu est informatif et ne remplace pas l'avis de votre médecin.